Bienvenue sur le blog de l'association Anticor
Anticor regroupe des citoyens et des élus des différentes sensibilités politiques républicaines, qui militent ensemble pour une réhabilitation de notre démocratie.
Après un long débat, qui a tourné la plupart du temps au procès de la conception de la démocratie locale du sénateur-maire de Strasbourg par les uns ou les autres (à part une intervention caricaturale “anti-anticor”), et après plusieurs hommages sincères au travail accompli par Chantal Augé en tant que Maire adjointe déléguée aux marchés publics venant même de l’opposition, Roland Ries, niant toujours l’évidence (le lien entre cette éviction et l’appartenance à Anticor de Chantal Augé), a fini par obtenir cette éviction de la part de sa majorité. Mais 18 conseillers municipaux (de la majorité comme de l’opposition) sur 64 ont refusé de prendre part au vote, signe d’un malaise évident.
Merci à Chantal qui a très bien défendu les valeurs d’Anticor dans ce débat et au préalable, comme elle continuera certainement de le faire en tant que responsable d’Anticor 67 !
Résultats du scrutin au Conseil municipal de Strasbourg concernant l’éviction de Chantal Augé, maire adjointe et responsable d’Anticor 67. Pour son éviction : 42 voix. Contre son éviction : 2 voix. Votes blancs ou nuls : 3. Refus de participer au vote : 18 conseillers municipaux.
L’intervention de Chantal Augé :
«Ce qui se joue aujourd’hui à Strasbourg avec le vote de cette délibération est bien plus que le retrait de mon titre d’adjointe. Mon destin personnel est en réalité de bien peu d’importance dans cette affaire. Des valeurs essentielles sont en jeu. Il s’agit de défendre la liberté d’expression, d’opinion, et d’association mais aussi le respect de la loi.
Ne nous y trompons pas, c’est bien mon souci du respect de la règle de droit, qui est en cause et rien d’autre. C’est pour ces raisons et dans ce contexte que mes délégations m’ont été retirées le 22 décembre 2011.
L’équipe du Bureau national d’Anticor, juste avant la conférence de presse de ce matin à Strasbourg.
Le conseil municipal de Strasbourg va se prononcer cet après-midi sur le maintien dans ses fonctions de Chantal Augé, resposable d’Anticor 67, maire adjointe mise sur la touche par un arrêté du 22 décembre du maire Roland Ries. Par cet arrêté, il avait déjà procédé au retrait de sa délégation aux marchés publics.
Le Conseil municipal est appelé maintenant à se prononcer pour le maintien ou non de I’intéressée dans ses fonctions d’adjoint. Quel « crime » a-t-elle commis ? Elle a créé fin novembre une antenne locale d’Anticor, déclenchant depuis décembre un tir nourri d’attaques, notamment au précédent Conseil Municipal, et des pressions de divers groupes politiques afin qu’elle rentre dans le rang « comme un gentil petit soldat obéissant » jusqu’à la fin du mandat.
La Présidente Catherine Le Guernec et des membres du bureau national d’Anticor : la responsable nationale des Groupes locaux Gabrielle Audefroy, et Eric Darques responsable d’Anticor 59, ont fait tout spécialement le déplacement aujourd’hui à Strasbourg afin de montrer publiquement leur soutien et leur confiance en faveur de Chantal Augé.
La Présidente avait d’ailleurs écrit le 11 décembre à Roland Ries, lui proposant un entretien afin de lever les malentendus. Il n’a même pas répondu courtoisement à ce courrier, portant bien reçu.
Pour quelles raisons Anticor fait-il peur à ce point au Maire de Strasbourg ?…
http://www.dna.fr/actualite/2012/01/23/destitution-de-l-adjointe-chantal-auge-un-moment-de-verite-pour-l-equipe-de-roland-ries

(MISE À JOUR DU 22 JANVIER 2012 à 21 h : MERCI À TOUS ! LA COLLECTE VIENT DE S’ACHEVER AU BOUT DE 3 JOURS SEULEMENT GRÂCE À 80 DONATEURS MOTIVÉS DE TOUS LES COINS DE FRANCE. LA SOMME DE 1500 €, GARANTISSANT QUE LA CONSIGNATION POURRA ÊTRE DÉPOSÉE, AFIN QUE L’ENQUÊTE JUDICIAIRE AIT LIEU, A ÉTÉ RAPIDEMENT RÉUNIE. CETTE SOMME SERA REMISE AU PRÉSIDENT DE L’ASSOCIATION PARTIE CIVILE LORS DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE D’ANTICOR DU 28 JANVIER. TOUS LES DONATEURS SERONT TENUS AU COURANT DE LA PROCÉDURE. VOUS POUVEZ ÉGALEMENT SOUTENIR NOS AUTRES ACTIONS EN ADHÉRENT OU EN FAISANT DES DONS NOUS AIDANT À MIEUX DÉFENDRE LES VALEURS D’ANTICOR. A BIENTÔT !)
Le doyen des juges d’instruction de Lille vient de décider d’ouvrir une information judiciaire pour abus de confiance et faux, suite à la plainte de l’association « Eau Secours », dont le Président est Eric Darques, membre du Bureau national d’Anticor et responsable d’Anticor 59. Selon un rapport de la Chambre Régionale des Comptes du Nord-Pas de Calais, 164 millions d’euros doivent être récupérés auprès de Suez et de Veolia au bénéfice des consommateurs. Mais comme c’est la règle, une « consignation » est demandée à la partie civile « Eau Secours », caution sans laquelle aucune enquête ne sera déclenchée. Cette petite association doit donc verser à la Justice la somme de 1 500 euros avant le 12 février, ce qui est trop lourd quand les seules recettes sont des adhésions à 10 euros…
Si vous souhaitez que la Justice enquête dans cette affaire, faites un don* afin que la consignation puisse être versée avant le 12 février, en cliquant ici pour des dons uniquement dédiés à cette opération (ce lien est maintenant désactivé, la somme ayant été atteinte).
Il est question dans cette affaire des provisions pour travaux accumulées par les distributeurs, mais pas toujours dépensées. Une cagnotte nichée dans un maquis comptable. À la Communauté Urbaine de Lille, la Chambre Régionale des Comptes du Nord a estimé fin 1997 que ce montant était égal à 1, 077 milliard de francs, soit 164 millions d’euros (hors intérêts).
Pourtant Pierre Mauroy, à la tête de la communauté urbaine de Lille-Métropole (LMCU), refusait de réclamer à la Société des Eaux du Nord (Suez et Veolia, puis Suez à 100% depuis 2011) la somme indiquée par les magistrats de la CRC. L’association « Eau Secours » et son avocat William Bourdon avaient déposé une première plainte en avril 2008, classée sans suite par le parquet en avril 2011. Puis une plainte avait été redéposée cet été, avec constitution de partie civile. C’est celle qui peut aboutir à l’ouverture d’une enquête si cette consignation est déposée avant le 12 février.
Anticor estime, avec l’Association pour le Contrat Mondial de l’Eau, qu’il est indispensable qu’une enquête puisse avoir lieu, non seulement à cause de ce que la Chambre Régionale des Comptes a mis à jour en 97, mais aussi parce que le problème de la restitution, par les multinationales, de l’argent des provisions pour travaux non réalisés est un problème emblématique, auquel il faut sérieusement commencer à s’attaquer. Nous vous remercions par avance de votre aide. N’hésitez pas à relayer abondamment cette action auprès de vos contacts !
Anticor s’engage à reverser intégralement la somme atteinte à l’association « Eau Secours » de Lille-Métropole-Communauté-Urbaine, basée à Lambersart (59), au plus tard le 11 février 2012.
* S’agissant d’une consignation, sauf imprévu, cette somme doit logiquement être récupérée par la partie civile en fin de procédure, ce qui peut malheureusement prendre des années et des années… Si elle récupère alors cette consignation (sans intérêts), « Eau Secours » s’est engagée à faire intégralement don à Anticor de la somme reçue de notre association à cette occasion (voir courrier du Président). De notre côté, ce remboursement nous permettra de rendre le montant de leur don à tous ceux qui nous indiquerons, par mail à permanent.anticor@gmail.com , qu’ils souhaitent être remboursés, le cas échéant, une fois la procédure terminée. Merci de nous l’indiquer en rappelant vos coordonnées et le montant de votre don, dans les jours qui suivront celui-ci, et de nous signaler par la suite vos éventuels changements d’adresse dans les années à venir.
Un policier courageux lanceur d’alerte
Vous trouverez ci-dessous un lien vers un article des “Inrocks” du 16 janvier 2012, concernant le dossier de Philippe Pichon et son interrogatoire de partie civile devant Mme Muriel Josié, vice-présidente chargée de l’instruction au TGI de Paris.
Elle l’entendait sur sa plainte pour harcèlement moral et discrimination politique, déposée en juin 2011. Une plainte contre X qui s’adresse à ses supérieurs hiérarchiques dans la police.
Anticor connait bien le commandant Pichon, qui est un lanceur d’alerte républicain. Nous l’avions rencontré en 2009. C’est un sujet brillant avec un DESS (diplôme d’études supérieures spécialisées) de droit pénal « Police, Sécurité et droits fondamentaux de la personne », et un diplôme universitaire de « gestion des relations du travail et des ressources humaines ». Il entre dans la police comme commissaire en 1991.
L’ex-commandant Pichon vient d’être mis à la retraite d’office et il se bat pour faire connaître non seulement l’injustice dont il a fait l’objet mais aussi les faits à l’origine de tous ses ennuis.
« Au nom du peuple français », le Tribunal de Grande Instance de Paris condamnait, le 15 décembre 2011, l’ancien Président de la République Jacques Chirac à deux ans de prison avec sursis, pour abus de confiance et prise illégale d’intérêts, dans le procès des emplois fictifs de la ville de Paris. Cette condamnation historique est depuis devenue définitive.
Notre association a joué un rôle essentiel dans ce procès, puisque seule partie civile présente chaque jour d’audience, pour apporter l’équilibre de la contradiction citoyenne face à la défense de Jacques Chirac et des autres prévenus.
Certes, Anticor a officiellement été déclarée irrecevable dans le Jugement final. Mais nos arguments ont été, eux, bien reçus par le Tribunal, comme vous pourrez le constater en lisant le Jugement, que nous avons décidé de mettre à votre disposition dans son intégralité sur notre site.
Il vous suffit pour cela de cliquer sur ce lien : DELIBERE PROCES Chirac et consorts 15-12-11
Le document rendant compte de toutes les audiences, avant d’indiquer les motivations du Tribunal et les sanctions prononcées pour l’ensemble des prévenus, il comprend 227 pages. Pour ceux qui souhaitent n’en consulter que les conclusions pour chaque prévenu, vous les trouverez à partir de la page 215. Pour ce qui est des motivations du Tribunal justifiant la condamnation de Jacques Chirac lui-même, elles se trouvent page 210 et vous pouvez directement cliquer sur cette page ci-contre pour la lire. Elle est édifiante.
Anticor remercie une nouvelle fois Maîtres Jérôme Karsenti et Jérémy Afane-Jacquart pour leur investissement dans ce procès, au nom d’Anticor et des valeurs d’intégrité et de probité que tout élu se doit de respecter, quel qu’il soit.




