Des pratiques que l’on croyait d’un autre âge !
A la suite des élections municipales de mars 2008, Jacques Mellick qui conduisait une liste réunissant le Parti Socialiste et le Parti Radical de Gauche battue par la liste « divers gauche » de Stéphane Saint André (1), s’est « lancé dans une ignominieuse campagne de calomnies pour tenter de faire annuler les élections ». « Jacques Mellick a prétendu, entre autres, avoir fait l’objet d’antisémitisme de la part de membres de l’équipe de Stéphane Saint André (2) pendant la campagne électorale ».
Jacques Mellick, appuyé par 7 citoyens de Béthune, a donc déposé une première plainte auprès du tribunal administratif de Lille pour faire annuler les élections pour divers motifs, dont la prétendue campagne antisémite dont il aurait été l’objet. Face à cette plainte, Stéphane Saint André dépose plainte à son tour pour faux témoignages.
Dans un premier temps le tribunal administratif a débouté Jacques Mellick qui s’est tourné vers le Conseil d’Etat, lequel a rejeté sa plainte le 3 juillet 2009.
Dans cette lamentable affaire on retiendra surtout la prétendue diffusion de ce fameux tract antisémite. L’enquête de police précise que le seul tract dont la police a eu connaissance, est celui qu’elle a reçu le 22 avril 2008 en provenance du représentant du CRIF. Ce tract, précise l’enquête, est celui qui aurait été glissé sous la porte de Jacques Mellick lui-même (dixit Jacques Mellick). Aucun autre tract n’a pu être récupéré par la police. Les choses semblent donc claires.
Si nous portons à la connaissance de nos adhérents et de nos sympathisants ainsi que du grand public cette affaire, ce n’est pas par un plaisir malsain, mais pour lancer un appel à toutes les militantes et tous les militants des grands partis, pour les encourager à se mobiliser pour que leur parti cessent d’approuver par leur silence complice de tels agissements et ce, à droite comme à gauche. Il est temps de réagir pour qu’à nouveau tous les citoyens de notre pays retrouvent la confiance, qu’ils ont en partie perdue, envers la politique.
Stéphane Saint André aujourd’hui désire tourner définitivement la page en s’engageant dans une gestion dynamique et transparente de sa ville.
Notes du rédacteur
(1) François Hollande, au cours d’une conversation privée avec Stéphane Saint André, s’était engagé à le soutenir pour qu’il soit tête de liste pour les élections municipales à Béthune. Stéphane Saint André était membre du PS à cette époque et ce, depuis de très nombreuses années. Mais ce projet d’investiture n’avait pas été ratifié ni par la direction nationale ni par la fédération du Pas de Calais. C’est Jacques Mellick qui avait été en définitive choisi.
(2) Stéphane Saint André est devenu membre d’Anticor en 2009. C’est en 2009 que la majorité du conseil municipal de Béthune a signé la Charte Ethique des Collectivités Locales.
Les phrases entre guillemets ont été relevées dans une lettre que nous a adressé Stéphane Saint André.
Ce n’est effectivement pas avec ce genre de procès que la politique va gagner en respectabilité…
Heureusement que les instances jouent leur rôle.
Ce n’est pas le procès qui est condamnable. Car lorsqu’un candidat est calomnié, il est tout à fait normal qu’il défende son honneur. Mais ce sont bien les méthodes qui sont utilisées par certains responsables politiques pour salir un autre candidat, au détriment du seul débat qui compte, celui des idées. Et ce, avec la complicité objective de leur parti !
JPR