Comment contrôler les indemnités de vos élus municipaux
A la demande de nombreux adhérents et sympathisants d’Anticor qui m’ont appelé de différents coins de France suite aux remboursements, par le Maire de Rambouillet et Président du Sénat, d’indemnités perçues au-delà du maximum autorisé lorsqu’on cumule des mandats, je vous donne ci-dessous quelques indications pour vous aider à bien contrôler les indemnités de vos élus municipaux.
Jean-Luc Trotignon
Conseiller municipal à Rambouillet
Militant d’Anticor
1 ) Préambule
Tous les articles de loi concernant les indemnités des élus municipaux sont dans le C.G.C.T. (Code Général des Collectivités Territoriales) de l’article L2123-20 à l’article L2123-24-1, articles que l’on peut trouver sur internet.
Ils indiquent que toute indemnité doit passer par une délibération votée par le Conseil municipal. Toutes les délibérations d’un Conseil municipal doivent pouvoir être consultées par tout citoyen (à demander au secrétariat général de la Mairie). Beaucoup de communes affichent les délibérations quelques jours après leur conseil municipal.
2) Le tableau des indemnités en euros
Il doit être joint à toute délibération concernant l’indemnisation d’un seul ou de plusieurs élus un tableau récapitulatif en euros de ce que touche chaque élu indemnisé par mois. C’est ce tableau qui est souvent très difficile à obtenir, bien que ce soit légalement obligatoire (Art. L. 2123-20-1/II du C.G.C.T.), parce que c’est trop de transparence…
Car sinon les délibérations indiquent les indemnisations des élus d’une façon qui en arrangent bien certains, c’est-à-dire d’une façon incompréhensible pour les citoyens : ce sont des pourcentages de l’indice de base de chaque fonction (différent pour le Maire et les adjoints, et différent selon la population de la ville), indice de base qui est lui-même un pourcentage de l’indice de la fonction publique 1015 (régulièrement revalorisé), et pour les conseillers délégués (qui doivent tous être indiqués nominativement un par un) et les conseillers « simples », ce sont des pourcentages de l’écrêtement du Maire et des adjoints (déterminés par le Maire avec « l’accord » des adjoints)… De plus, il faut ensuite majorer le tout pour certaines communes, si elles sont classées touristiques, chef-lieu d’arrondissement, ou autre…
On ne peut donc mieux enfumer le citoyen si on n’indique pas clairement, en euros, ce que touche mensuellement chaque élu avec ce tableau « obligatoire ».
Je vous incite donc, partout en France où il y a des délibérations fixant les indemnités des élus municipaux sans présentation de ce tableau obligatoire, à demander l’annulation de la délibération à votre Préfecture à cause du non-respect de la loi, afin que votre commune soit contrainte de revoter cette délibération avec le tableau en euros.
Si le délai de contestation de la délibération est épuisé (2 mois après son vote), écrivez à votre Maire avec accusé de réception pour qu’il publie ou affiche ce tableau des indemnités des élus, qu’il aurait dû rendre public au Conseil municipal. Un refus ou une non-réponse de sa part dans le délai légal vous ouvrira alors à nouveau une période de recours pour en obtenir la communication publique, même s’il faut aller jusqu’au Tribunal administratif (possible sans avocat).
Si en attendant, vous avez besoin d’un coup de main pour comprendre une délibération sans le tableau, je dois pouvoir vous la traduire en euros, si vous m’indiquez s’il y a des majorations particulières pour votre commune (renseignement qui doit logiquement se trouver sur la délibération et/ou à vérifier auprès du secrétariat général de votre Mairie, ou Préfecture).
Et quand vous obtenez ce tableau, il vaut toujours mieux aussi le contrôler afin de voir s’il est bien exact et s’il correspond réellement à la délibération.
3) Vérification des délégations
Il faut donc aussi aller demander à consulter les arrêtés de délégation du Maire depuis le début de la mandature, au secrétariat général, ce sont des documents publics (certaines communes les affichent un moment).
Ca permet de savoir qui est réellement conseiller municipal délégué ou non, et de contrôler si tous les conseillers délégués sont bien inscrits sur les délibérations des indemnités des élus comme c’est la loi, dès qu’ils sont indemnisés.
A défaut, méfiez-vous : il peut y avoir anguille sous roche, avec un ou plusieurs conseillers municipaux indemnisés à l’insu du Conseil municipal, donc des citoyens… (comme je l’avais découvert également à Rambouillet). Et cela bien que, théoriquement, un Trésorier principal ne puisse régler d’indemnités à un élu sans délibération.
4) Plafond maximum des indemnités pour une commune
Il faut aussi contrôler que le total des indemnités que la commune verse chaque mois à l’ensemble de ses élus ne dépasse pas le plafond autorisé.
Cette enveloppe globale mensuelle ne doit pas dépasser le maximum d’indemnités allouables au Maire et à tous ses adjoints, c’est-à-dire la somme de ce que tous ceux-là pourraient toucher au maximum s’ils n’écrêtaient pas leurs indemnités pour permettre l’indemnisation des Conseillers municipaux délégués.
5) Plafond maximum des indemnités pour un parlementaire qui cumule
Aux termes de la loi organique n° 92-175 du 25/02/92, le député ou sénateur titulaire de mandats ou fonctions électorales locales ne peut cumuler les indemnités correspondantes avec son indemnité parlementaire de base que dans la limite d’une fois et demie cette dernière.
Les indemnités pour mandat et/ou fonction locale(s) sont actuellement ainsi plafonnées pour un parlementaire à 2 735,42 € par mois (au 02/10/09).
Attention, il n’y a pas que les indemnités de Maire, adjoint ou Conseiller délégué, ou Conseiller général… qui doivent être en dessous de ce plafond. Il faut y ajouter les éventuelles indemnités touchées dans les communautés de communes (renseignement public à demander à votre communauté de communes). Et il faut aussi y ajouter, ce qui est souvent plus difficile à obtenir, les indemnités touchées en tant que Président ou membre d’un Conseil d’administration du public ou d’un syndicat intercommunal (voir art. L. 2123-20/II du C.G.C.T.).
Ce plafond à ne pas dépasser pour les activités locales d’un parlementaire qui cumule est régulièrement remis à jour sur les sites du Sénat et de l’Assemblée Nationale aux liens suivants, où vous trouverez également d’autres informations sur les indemnités des parlementaires :
http://www.assemblee-nationale.fr/connaissance/indemnite.asp
http://www.senat.fr/role/senateurs_info/statut.html
6) En cas de difficulté à obtenir des documents de votre Mairie ou Préfecture
Après une réponse négative (écrite) ou une non-réponse dans le délai légal (1 mois), saisissez par courrier le Président de la C.A.D.A. (Commission d’Accès aux Documents Administratifs) pour lui demander d’intervenir, afin d’obtenir ces documents :
C.A.D.A.
35 rue Saint-Dominique
75700 Paris 07 SP
Je vous souhaite bon courage si vous avez des doutes dans votre commune et si vous vous lancez là-dedans, mais c’est tout à fait nécessaire si l’on veut se battre pour une « démocratie durable », qui ramène les électeurs vers les urnes avec confiance en leurs élus (je sors tout juste d’une législative partielle avec 77 % d’abstention au 1er tour et 74 % au second…).

Bonjour
J’aurais une précision à vous demander si vous voulez bien.
Concernant le tableau récapitulatif des indemnités des adjoints et conseillers, je prends note de l’art.L. 2123-20-1 du CGCT.
Or il semble que ce dernier dispose que :
Toute délibération du conseil municipal concernant les indemnités de fonction d’un ou de plusieurs de ses membres est accompagnée d’un tableau annexe récapitulant l’ensemble des indemnités allouées aux membres du conseil municipal.
Je ne vois pas que les indemnités doivent être traduites en euros ou non demeurer sous forme de pourcentages de l’indice 1015.
Dans ce cas, est-ce le texte que je lis mal ou bien est-ce qu’il y a un complément à la législation qui le détaille?
Merci par avance pour votre réponse.
La dernière version des articles L2123-20 à 24 sont lisible sur légifrance : http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idSectionTA=LEGISCTA000006192264&cidTexte=LEGITEXT000006070633&dateTexte=20091005
Ce dont nous sommes certains, c’est que ces indemnités doivent être traduites en euros.
En réponse à Thomas :
« Une indemnité allouée », c’est a fortiori le montant versé à l’élu. Ce tableau récapitulatif permet notamment de contrôler si l’enveloppe globale légalement allouable à l’ensemble des élus de la commune n’est pas dépassée.
Cependant, si jamais vous rencontriez une municipalité récalcitrante qui refuse de donner les montants en euros dans son tableau, sachez que vous pouvez aller encore plus loin. En effet, au sujet de documents que la ville de Rambouillet ne voulait pas me remettre, la C.A.D.A. vient de rendre un avis le 15 septembre dernier qui stipule très clairement :
» La commission souligne ensuite que les bulletins de salaire et éléments relatifs à la rémunération des élus locaux sont communicables à toute personne qui en fait la demande, en vertu de l’article 2 de cette loi (du 17 juillet 1978). De même, les délibérations du conseil municipal, ainsi que les tableaux des indemnités, s’ils existent et sont joints aux délibérations, sont intégralement communicables à toute personne qui en fait la demande, en application de l’article L.2121-26 du code général des collectivités territoriales. »
Et sur les bulletins d’indemnités (de salaire) demandés, votre municipalité aurait bien du mal à vous cacher les montants en euros… !
Bonjour,
Qu’en est-il:
- des avatages en nature (voiture, logement personnel, etc.) et indemnités de représentation
- des rémunératons perçus dans toutes les sociétés d’économie mixte, hôpitaux, associations de tout bord?
Merci
En réponse à Dominique Huret :
Pour les parlementaires qui cumulent avec un mandat local, c’est uniquement « l’indemnité parlementaire de base » (5 487 € mensuels bruts au 01/07/09) qui rentre en ligne de compte, donc ni l’indemnité représentative de frais de mandat (5 867 €), ni l’indemnité de fonction (1 413 €), ni l’indemnité de résidence (165 €), ni le crédit mensuel pour rémunération de collaborateurs (9 066 €), ni les divers avantages en nature auxquels ils ont droit (trains, avions, téléphone, fax, courrier…).
Ils ne peuvent donc toucher plus d’une fois et demie leur indemnité mensuelle de base au total, en tenant compte des revenus de tous leurs autres mandats locaux (ne pas oublier les indemnités venant aussi des intercommunalités) ET, effectivement, des revenus au titre de leur participation à des conseils d’administration (Président ou pas) d’établissements publics locaux, de société d’économie mixtes locales, etc…
Concrètement, pour tout cela, en plus de leurs revenus de parlementaires, ils ne peuvent à l’heure actuelle toucher plus de 2 735 € bruts par mois.
Ce plafond d’une fois et demie l’indemnité parlementaire de base s’applique aussi aux élus municipaux qui ne sont pas parlementaires.
Quant aux indemnités de logement pour un élu municipal, elles n’ont pas lieu d’être. Pour la mise à disposition de personnel, c’est interdit (voir la condamnation de Patrick Balkany, le Maire de Levallois). Une voiture de fonction, elle, doit être votée au budget mais si elle sert à un élu, elle ne doit rigoureusement servir alors qu’à l’accomplissement de son mandat. Or on a vu de nombreuses fois des voitures de fonction qui servaient de voitures personnelles, notamment pendant les vacances…
Peut on dans une commune de 2000 habitants, ne rémunérer que certains conseillers et si oui, comment faire?
RÉPONSE À JAUMOTTE :
Le Code Général des Collectivités Territoriales prévoit sous certaines conditions la possibilité d’indemniser les conseillers municipaux « simples », dans les communes de moins de 100 000 habitants, à un maximum de 6 % de l’indice 1015 de la fonction publique, sans préciser si on peut n’en indemniser qu’une partie ou si cela doit alors concerner tous les conseillers municipaux « simples » du Conseil municipal (Article L2123-24-1/II du C.G.C.T.). Certains vous diront que donc, il ne l’interdit pas… Dans certaines communes, les Maires font voter par le Conseil municipal des délégations parfois très réduites, voire symboliques, pour les conseillers municipaux qu’ils souhaitent indemniser (exemple : délégation uniquement pour célébrer les mariages, ce qui n’empêche pas le Maire de les célébrer lui-même), ce qui leur permet sans problème de pouvoir choisir quels conseillers ils indemnisent, si le Conseil municipal en est d’accord.
Cela dit, il est indispensable de respecter certaines règles. Les indemnités des conseillers délégués et des conseillers municipaux simples ne peuvent provenir que des « écrêtements » des indemnités du Maire ou des adjoints. C’est-à-dire que ces derniers acceptent de ne pas toucher 100 % de ce à quoi ils auraient droit, en acceptant de se priver d’une part de leur indemnité, cette part servant alors à indemniser les conseillers municipaux simples et/ou délégués désignés. De plus, le total des indemnités versées à l’ensemble des élus de la commune ne doit jamais dépasser le maximum autorisé pour le Maire et ses adjoints. Le tout doit être voté par le Conseil municipal et la délibération doit être présentée au Conseil municipal avec un tableau récapitulant l’ensemble des indemnités attribuées aux membres du Conseil municipal (Art. 2123-20-1/II du C.G.C.T.).
En espérant avoir répondu selon vos souhaits et en restant à votre dispositon pour toute demande complémentaire.
Jean-Luc Trotignon
Conseiller municipal Anticor de Rambouillet (78)
Existe t’il un fichier national indiquant la somme globale allouée aux élus des quelques 36000 Communes de France ?
Réponse à Christian ANNE :
Bonjour,
à ma connaissance, un tel fichier accessible au public n’existe pas.
On pourrait avoir un ordre d’idée avec le nombre de communes en France de plus de 300 000 habitants, puis des différentes strates suivantes : 300 000 habitants à 250 000, 250 000 à 200 000, puis à 150 000, puis 100 000, puis 80 000, 60 000, 50 000, 40 000, 30 000, 20 000, 10 000, 5 000, 3 500, 2 500, 1 500, 500, 100 et enfin moins de 100 habitants.
Cela nous donnerait le nombre de Conseillers municipaux, donc d’adjoints potentiels par strate, le nombre d’adjoints étant indispensable pour calculer l’enveloppe globale d’indemnités attribuables à la commune. Mais il faut savoir qu’un Maire n’est pas obligé de désigner tous les adjoints auquel il a droit, et à l’inverse à partir d’un certain nombre d’habitants dans les grosses villes, les Maires peuvent rajouter des adjoints de quartier…
Il faudrait ensuite calculer les indemnités perçues par les Maires et les adjoints dans chaque strate indiquée à l’article L2123-23 du Code Général des Collectivités. Mais il faut aussi savoir que dans certaines villes, il faut majorer ces indemnités de tel ou tel pourcentage, si la commune est par exemple classée touristique, ou chef-lieu de département, d’arrondissement ou de canton, ou pour quelques autres raisons encore (ces majorations pouvant même parfois se cumuler)… Et enfin, il y a le cas de tous les parlementaires qui cumulent avec un mandat local et qui appliquent un écrêtement, pour ne pas dépasser le maximum autorisé pour les cumuls d’indemnités : leur écrêtement est en général redistribué à d’autres Conseillers municipaux mais pas obligatoirement… Et il y a le cas de ceux qui cumulent aussi avec certaines autres fonctions indemnisées.
Et puis il y a les indemnités de ceux qui siègent dans les Conseils des Communautés de communes, etc…
Bref, on peut bien sûr regretter qu’un tel fichier n’existe pas au niveau de la transparence due aux citoyens, mais ce calcul paraît en tout cas assez insurmontable pour un particulier face aux 36 000 communes françaises !
Bonjour,
suite à cet article , il semble que les adjoints de ma commune perçoivent des indemnités sans jamais avoir reçu de délégations depuis le début de la mandature (2007). Que puis-je faire ?
Cordialement
Bonjour,
Le Conseil d’État a plusieurs fois rendu des arrêts confirmant effectivement qu’un Maire adjoint ne peut percevoir d’indemnités s’il n’a pas de délégation du Maire (arrêts du 5 mars 1980 – Botta et du 19 février 1993 – Schmitt, et arrêt du 29 avril 1988 – Mme Joissans).
Et il faut savoir de plus que, selon le Conseil d’Etat, une délégation de signature des pièces administratives et comptables et que la possibilité de remplacer le maire en sa qualité d’officier d’état civil ne sont pas considérées non plus comme des délégations de pouvoir permettant à un adjoint de percevoir des indemnités.
Si vous êtes certaine que vos adjoints n’ont pas reçu de délégation, ce qui est vérifiable dans le registre des arrêtés du Maire, publiquement consultable en Mairie (normalement, ces arrêtés de délégation doivent avoir été affichés ou rendus publics), il y a 2 options.
1) Soit vous souhaitez simplement une régularisation
2) Soit vous voulez obtenir le remboursement de ces indemnités à la commune (s’il s’agit par exemple d’adjoints qui font uniquement de la « figuration indemnisée » sans travail effectif)
Dans les 2 cas, la démarche est à mon avis la même.
A) Vous adressez un courrier avec preuve de réception datée au Maire (ou demande officielle en Conseil municipal si vous êtes élue), avec votre demande et en citant les références ci-dessus, en lui demandant de s’y conformer dans les meilleurs délais.
B) Avec une réponse négative ou sans réponse de sa part dans le délai d’un mois, vous adressez copie complète de votre courrier au Maire à votre Préfet (avec preuve de date de réception) en lui demandant de faire respecter la loi à ce sujet dans votre ville. Même si, par exemple, la réponse du Maire n’est que partiellement positive et que vous ne vous estimez donc pas entièrement satisfaite.
C) Ensuite si réponse négative, ou seulement partiellement positive, du Préfet, vous pouvez alors saisir votre Tribunal administratif en expliquant le tout, les réponses des uns et des autres, vos arguments et en reprécisant vos demandes (mais il faut savoir que, là, cela prend de longs mois).
Restant à votre disposition, bon courage !
COMPLÉMENT DE RÉPONSE À CHRISTIAN ANNE
Si vous souhaitez faire certaines estimations tout de même, quelques chiffres qui peuvent vous aider pour le classement des communes françaises en fonction de leur population (source INSEE).
Nous avons en France (DOM compris):
- 23 904 communes de moins de 700 habitants
- 7 728 communes de 700 à moins de 2 000 habitants
- 3 028 communes de 2 000 à moins de 5 000 habitants
- 1 071 communes de 5 000 à moins de 10 000 habitants
(soit 97,4 % de communes de moins de 10 000 habitants sur l’ensemble de nos communes)
- 495 communes de 10 000 à moins de 20 000 habitants
- 330 communes de 20 000 à moins de 50 000 habitants
- 86 communes de 50 000 à moins de 100 000 habitants
- 40 communes de plus de 100 000 habitants
Bon courage…
Jean-Luc TROTIGNON
Conseiller municipal ANTICOR de Rambouillet