Ventes d’armes : vers la levée du secret défense ?
Depuis ces condamnations en première instance, les demandes de levée du secret défense sur les ventes d’armes fusent..qu’en sera t-il ?
Angolagate : miroir de la Françafrique
Parmi les protagonistes de cette affaire, un ancien ministre de l’Intérieur, un ancien préfet, le fils d’un Président de la République, un ancien député : voilà qui ne va malheureusement pas contribuer à améliorer parmi nos concitoyens l’idée qu’ils se font de l’intégrité de ceux qui sont censés servir la République.
La justice française a rendu son jugement, le 27 octobre, dans l’affaire de l’Angolagate. Parmi les 42 prévenus, le sénateur et ancien ministre de l’Intérieur Charles Pasqua a été condamné à un an de prison ferme et à 100 000 euros d’amende pour trafic d’influence.
Charles Pasqua est l’une des personnalités qui étaient poursuivies devant le tribunal correctionnel de Paris pour avoir participé, dans les années 1990, à la mise en place d’un trafic d’armes à destination de l’Angola, ou touché des pots-de-vin dans le cadre de cette affaire.
Les principaux protagonistes de l’Angolagate, les hommes d’affaires Pierre Falcone et Arcadi Gaydamak, écopent quant à eux de six ans de prison ferme. Pierre Falcone a été incarcéré à la suite de l’audience. Arcadi Gaydamak, en fuite, fait l’objet d’un mandat d’arrêt international.
La justice reproche aux deux hommes d’avoir vendu à l’Angola, entre 1993 et 1998, sans avoir reçu d’autorisation de l’État français, alors que le pays était déchiré par une guerre civile, des armes en provenance de l’ex-bloc soviétique.
L’ancien préfet Jean-Claude Marchiani a été condamné à trois ans de prison, dont 21 mois avec sursis, pour complicité de trafic d’influence et recel d’abus de biens sociaux.
Relaxé de l’accusation de trafic d’armes, Jean-Christophe Mitterrand, le fils de l’ancien président de la République, a toutefois été condamné à deux ans de prison avec sursis et 375 000 euros d’amende pour avoir mis les vendeurs en contact avec le régime angolais et avoir reçu, en échange, un certain nombre de “récompenses”.
Jacques Attali, ancien conseiller de François Mitterrand et Georges Fenech, ancien député UMP et ancien magistrat ont quant à eux été relaxés.
Notre ancien ministre de l’intérieur droit dans ses bottes, devant les caméras de la télévision continue à défier la justice.Il fera appel contre la décision rendue et probablement sa peine de prison ferme sera transformée en peine de prison avec sursis.Cet homme réclame la levée du SECRET DEFENSE afin que d’autres personnalités soient poursuivies.La justice doit aller jusqu’au bout et ne doit pas laisser dans l’esprit de nos concitoyens l’impression…que certains “hommes” sont intouchables.