Justice !?
Après les condamnations de l’ancien ministre de l’Intérieur, et d’un ancien préfet en première instance dans l’affaire des ventes d’armes vers l’Angola, la justice vient de rendre une décision de renvoi devant le tribunal correctionnel de l’ancien président de la République Jacques Chirac pour détournement de fonds publics et abus de confiance du temps de ses fonctions comme maire de Paris.
Bien que tardive en raison de l’irresponsabilité pénale du chef de l’Etat*, cette décision du juge d’instruction contre l’avis du parquet, marque l’impérieuse nécessité de préserver l’indépendance de la justice !
Elle illustre l’importance de la fonction du juge d’instruction dans les affaires politico-financières. Or, cette fonction est aujourd’hui menacée de disparaître.
En outre, ANTICOR rappelle qu’un homme ou une femme politique est un justiciable ordinaire.
Toute tentative d’intervention directe ou indirecte sur le cours de la justice, ainsi que les commentaires visant l’opportunité ou non des sanctions constituent une forme d’atteinte la sérenité de la justice.
Anticor interpellera dans les jours qui viennent les représentants de la Nation sur la réforme de la justice en matière de lutte contre la corruption et le détournement d’argent public
Pour plus d’information sur la réforme :
lettre ouverte du Syndicat de la Magistrature
www.bakchich.info
excellente tribune de Corinne Lepage à lire aussi : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/opinions/20091102.OBS6590/le_contrepouvoir_des_juges_par_corinne_lepage.html
*la plupart des dossiers visant l’ancien chef du RPR et ses proches ont été préscrits ou n’ont pas donné lieu à l’ouverture d’une enquête