Sortie d’ « Offshore, paradis fiscaux et souveraineté criminelle »
Alain Deneault, philosophe de formation, est chercheur en sociologie à l’Université du Québec à Montréal.
Son livre « Offshore, paradis fiscaux et souveraineté criminelle » qui paraît le 22 mars (Editions La Fabrique), semble nous donner à voir une image bien différente des paradis fiscaux, généralement présentés comme des îles lointaines, bas de laine illégaux, mais pacifiques.
Sans doute est-ce l’association d’idée avec des cocotiers et des plages exotiques qui nous ferait oublier que s’organise ainsi le pillage des ressources des pays les plus pauvres, l’énorme manque à gagner financier pour des services publics et des investissements, qui s’évanouissent et qui alimentent, dit l’auteur, une nouvelle souveraineté, omniprésente, masquée, et par-dessus tout criminelle.
«Des groupes qui nous vendent de l’essence au détail se livrent par ailleurs au trafic d’armes, les succursales bancaires à qui on confie notre épargne gèrent également le trafic d’influence qui bénéficie à de terribles dictatures.
Tous les acteurs financiers et industriels d’envergure ont ainsi la possibilité de se payer au Nord le visage publicitaire de Dr. Jeckyl et de goûter offshore aux cocktails de Mr. Hyde. »