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Bienvenue sur le blog de l'association Anticor

Anticor regroupe des citoyens et des élus des différentes sensibilités politiques républicaines, qui militent ensemble pour une réhabilitation de notre démocratie.

Intégralité du Jugement des emplois fictifs de la ville de Paris sur Anticor.org

14 janvier, 2012

« Au nom du peuple français », le Tribunal de Grande Instance de Paris condamnait, le 15 décembre 2011, l’ancien Président de la République Jacques Chirac à deux ans de prison avec sursis, pour abus de confiance et prise illégale d’intérêts, dans le procès des emplois fictifs de la ville de Paris. Cette condamnation historique est depuis devenue définitive.

Notre association a joué un rôle essentiel dans ce procès, puisque seule partie civile présente chaque jour d’audience, pour apporter l’équilibre de la contradiction citoyenne face à la défense de Jacques Chirac et des autres prévenus.

Certes, Anticor a officiellement été déclarée irrecevable dans le Jugement final. Mais nos arguments ont été, eux, bien reçus par le Tribunal, comme vous pourrez le constater en lisant le Jugement, que nous avons décidé de mettre à votre disposition dans son intégralité sur notre site.

Il vous suffit pour cela de cliquer sur ce lien : DELIBERE PROCES Chirac et consorts 15-12-11

Le document rendant compte de toutes les audiences, avant d’indiquer les motivations du Tribunal et les sanctions prononcées pour l’ensemble des prévenus, il comprend 227 pages. Pour ceux qui souhaitent n’en consulter que les conclusions pour chaque prévenu, vous les trouverez à partir de la page 215. Pour ce qui est des motivations du Tribunal justifiant la condamnation de Jacques Chirac lui-même, elles se trouvent page 210 et vous pouvez directement cliquer sur cette page ci-contre pour la lire. Elle est édifiante.

Anticor remercie une nouvelle fois Maîtres Jérôme Karsenti et Jérémy Afane-Jacquart pour leur investissement dans ce procès, au nom d’Anticor et des valeurs d’intégrité et de probité que tout élu se doit de respecter, quel qu’il soit.

Le procès du scandale du SICTOM de Rambouillet s’ouvrira le 16 janvier

9 janvier, 2012

Plus de dix ans après les faits, l’ancien maire adjoint de l’ex-Président du Sénat Gérard Larcher (son bras droit selon la presse de l’époque), Jean-Philippe Assel, sera très bientôt jugé pour sa gestion du SICTOM de Rambouillet et du SYMIRIS qu’il présidait, au Palais de Justice de Paris.

(Mise à jour du 16 janvier : la Présidente du Tribunal a indiqué en début d’audience que le procès était reporté, pour cause de “dysfonctionnement de la chaîne pénale”… En effet, la plus grande majorité des parties civiles n’avaient pas été convoquées à l’audience, bien que la date du procès ait été fixée il y a 6 mois en audience préalable… Plus de détails à ce lien . Ce procès serait reporté à septembre-octobre prochain.)

Cette affaire, évoquée dans le récent livre de Séverine Tessier, est encore une fois emblématique des dérives liées à l’éloignement du contrôle citoyen, lorsque des élus montent des structures qui, elles-mêmes, montent d’autres structures qui n’ont de compte à rendre qu’à des élus désignés par d’autres élus, et non pas désignés directement par les électeurs. Ainsi le SICTOM est un syndicat de collecte des ordures ménagères (pour 90 000 habitants du Sud-Yvelines répartis sur 41 communes) et le SYMIRIS un syndicat de traitement des déchets, devenu depuis le SITREVA (pour 264 000 habitants répartis sur 179 communes). Ces deux syndicats avaient été mis en place sur un territoire s’étalant sur 3 départements et 2 régions administratives (ce qui ne simplifiait pas les contrôles), au début des années 90 par la SEM IRIS, structure gérée par une demi-douzaine d’administrateurs dont Jean-Philippe Assel et Gérard Larcher, et qui n’avait pourtant aucune autorité légale pour le faire selon les magistrats de la Chambre régionale des comptes du Centre.

 

Dans leur rapport définitif accablant du 11/10/05, ces magistrats avaient recensé de nombreuses anomalies pour ces trois entités : achat d’études et de conseils pour plus d’un million d’euros sans que la moindre preuve de l’existence de ces études aient pu être fournie, non respect des procédures de délégation de gestion, surcoût de 30 % pour la construction d’un centre de tri et de 40 % pour celle d’une usine d’incinération, paiement par deux fois de la même chaîne de tri par les contribuables, tout comme de certaines études, favoritisme, achat de matériel de traitement de déchets à un salon de coiffure alsacien, etc… etc… Selon ces magistrats, la gestion de Jean-Philippe Assel a laissé derrière elle un déficit de près de 14 millions d’euros, que les habitants du Sud-Yvelines ont dû éponger par une augmentation pérenne de près de 100 % de leur Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères dès 2002, notamment décidée par Gérard Larcher qui avait repris la Présidence du SICTOM à la suite de son maire adjoint démissionnaire *.

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2012 !

31 décembre, 2011

En panne d’idée de cadeau pour les fêtes ?

24 décembre, 2011

N’oubliez pas le manifeste pour l’action citoyenne écrit par Séverine Tessier, fondatrice d’Anticor, et François Gargan : “Corruption, stop ou encore ?”, sorti très récemment !

Dans cet ouvrage, les auteurs démontrent et démontent les mécanismes pervers de notre vie politique : conflits d’intérêt, lobbying, politique d’influence qui sont généralement le terreau fertile de la corruption. Nous vous l’avions présenté le 27 novembre (cliquez ici pour retrouver notre article et un bon de commande si vous ne le trouviez pas chez votre libraire).

Un livre très utile pour lancer les nombreux débats électoraux de 2012 !

AAAnticor dégrade la note éthique du Maire de Strasbourg en triple D avec perspectives négatives

23 décembre, 2011

Roland Ries, maire de Strasbourg, a retiré hier la délégation « marchés publics » à son adjointe Chantal Augé, à la suite de la création par cette dernière d’un groupe local départemental Anticor. Anticor s’élève contre cette décision indigne qui porte atteinte à la liberté d’association et jette la suspiscion sur la gestion communale. Anticor procède donc à la dégradation de la note éthique du maire de Strasbourg de A- (éthique moyenne supérieure) à DDD (Déni de liberté d’expression, Déni de liberté d’association, Déni de démocratie locale).

 

Le 8 décembre dernier s’est tenu à Strasbourg un Conseil municipal d’une rare violence où des élus de la majorité comme de l’opposition ont critiqué pendant plus d’une heure le fait que Chantal Augé, adjointe en charge des marchés publics, crée un groupe local Anticor. Certains élus avaient alors qualifié la création d’un groupe local, qui relève uniquement de la vie associative et dont le débat n’a pas lieu d’être en conseil municipal, comme une « faute ».

 

Anticor, alors assimilée à une agence de notation, avait alerté sur les multiples atteintes à la liberté d’expression, d’opinion et d’association [1].

 

Depuis, il était acquis que Chantal Augé était en passe de perdre à ce titre ses délégations [2]. Il apparaît donc évident pour Anticor que la décision de M. Ries, s’inscrivant dans cette continuité, est une mesure de rétorsion, discriminatoire en raison de l’investissement citoyen de Chantal Augé au sein du groupe local d’Anticor Bas-Rhin. Ceci est confirmé par la décision du maire de confier cette délégation temporairement à M. Hermann qui avait été le plus virulent contre l’association, qu’il accusait de pouvoir ruiner des vies ou provoquer des décès (!), et contre Mme Augé (voir extraits vidéo).

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