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Bienvenue sur le blog de l'association Anticor

Anticor regroupe des citoyens et des élus des différentes sensibilités politiques républicaines, qui militent ensemble pour une réhabilitation de notre démocratie.

Situation inédite : Anticor assimilé aux agences de notation

11 décembre, 2011
La création d’une antenne locale d’Anticor 67, a déclenché pendant une heure au dernier Conseil Municipal de Strasbourg des attaques d’une virulence étonnante.
Voir ci-dessous le communiqué de presse d’Anticor 67.

Son existence même a été mise en cause, les élus qui se sont exprimés contre se déclarant « sous le contrôle d’Anticor ». L’un d’eux a affirmé que « sa création était une faute ». Il a même été demandé à l’adjointe à l’origine de la création de ce groupe local de donner sa démission !

En 10 ans d’existence, jamais Anticor n’a connu cela ! Nous voici assimilés à un mélange d’agence de notation qui distribuerait, ou pas,  des triple A – comme Anticor – avec un côté « Big Brother » qui ferait frémir, puisque le sénateur-maire a demandé instamment sur quels dossiers Anticor 67 travaillait.

Tout ceci nous apparait comme une grave atteinte aux principes de la liberté d’association et d’expression.

Au lieu de féliciter les élus de sa majorité de la création de ce groupe local, qui met en avant la réhabilitation de l’éthique en politique, la nécessaire réconciliation des français avec leurs élus, le  1er adjoint au Maire et plusieurs de ses collègues, ainsi que des élus de l’opposition, ont fait un tir groupé.

On ne peut s’empêcher de se demander pourquoi une telle suspicion et un tel malaise ? Pourquoi ne pas proposer au contraire de s’associer à la démarche citoyenne d’Anticor ?

Nos adhérents, en large majorité des citoyens, et des élus, qui vont du conseiller municipal au député européen, en passant par des Maires, des conseillers généraux et régionaux, nous félicitent de faire ce travail d’éthique, toujours assorti de propositions constructives. A ce jour, plus d’une centaine d’élus dans toute la France ont signé notre Charte Ethique. Nous  proposons au sénateur maire Roland Ries, s’il renonçait au cumul des mandats, de la faire signer par son Conseil Municipal, qui a d’ailleurs déjà intégré certaines de nos propositions dans ses pratiques.

Nous sommes totalement solidaires d’Anticor 67 et de tous ses adhérents, citoyens actifs – qu’ils soient élus ou non – absolument pas justiciers avides « d’affaires » ni de rumeurs, car Anticor a toujours travaillé sur des dossiers judiciaires.

Le Bureau national et en premier lieu sa Présidente souhaiteraient rencontrer dès que possible le sénateur maire de Strasbourg Roland Ries.

Catherine Le Guernec, Présidente d’Anticor

http://anticor.org/
T. 06 20 51 35 87

Porte parole national Séverine Tessier T. 06 61 72 40 49
———————————————
Réaction d’Anticor 67

Le Conseil municipal du 8 décembre a donné lieu à une polémique inattendue relative à la création et à l’existence de l’antenne Anticor du Bas-Rhin. Ce débat, d’une rare violence a porté sur l’opportunité de l’existence de l’association dans le Bas-Rhin. Une telle polémique dans l’enceinte d’un Conseil Municipal est un fait inédit.

Les adhérents d’Anticor que nous sommes réaffirment solennellement la nécessité du respect du droit mais aussi des libertés fondamentales et parmi celles-ci :

- la liberté d’opinion,
- la liberté d’expression,
- et la liberté d’association.

Afin de dissiper tout malentendu, nous rappelons ici que l’objet statutaire d’Anticor est de « mener des actions en vue de réhabiliter la démocratie représentative, de promouvoir l’éthique en politique, de lutter contre la corruption et plus particulièrement celle afférente aux milieux politiques ainsi que de produire et de communiquer de l’information sur ces thématiques ».

Nos actions dans le Bas-Rhin seront essentiellement des actions de sensibilisation, d’information et de prévention, notamment auprès des élus.

Ainsi, pour commencer, nous proposerons aux candidats aux prochaines élections de signer la charte de l’éthique en politique proposée par Anticor. Nous proposerons également aux collectivités de la soumettre au vote de leur Conseil.

Nous agirons comme des lanceurs d’alerte si la transparence est insuffisante, pour permettre à chacun de comprendre les tenants et les aboutissants d’un dossier.

En conclusion, les valeurs essentielles défendues par Anticor que sont la défense de l’intérêt général, du bien commun, de l’éthique en politique et de la transparence dans la gestion de l’argent public ont besoin de soutien. Les membres d’Anticor 67 s’emploieront à les défendre localement.

Contacts :
Tel : 06 12 74 06 21
anticor67@gmail.com

http://anticor67.wordpress.com

‎9 décembre : Journée internationale de lutte contre la corruption

9 décembre, 2011

La Convention contre la corruption, adoptée par l’assemblée générale de l’ONU, a établi de nouvelles normes et constitue une avancée considérable en matière de recouvrement des avoirs illicites envoyés à l’étranger. Elle est le résultat de 3 ans d’efforts de 129 pays pour agir contre la corruption au niveau mondial. Mais son succès exige une volonté politique et un engagement à faire le suivi de sa mise en œuvre.

La date du 9 décembre a été récemment adoptée comme journée internationale anti-corruption par l’ONU. Nous nous réjouissons de l’instauration de cette journée mondiale permettant de mettre en avant la lutte contre la corruption, poison de la démocratie, et de valoriser les moyens et remèdes possibles pour la contrer.

Cependant, la lutte anticorruption a besoin d’engagements concrets, pas uniquement de belles déclarations d’intention. N’est-il pas paradoxal que la France ait ratifié le projet de convention anticorruption de l’ONU dès 2000, qu’elle se trouve toujours en 2011 au peu enviable 25ème rang de l’indice de perception de la corruption de Transparency International, et que 72 % des français considèrent leurs politiciens corrompus ?

Lire la suite…

Commission d’enquête : les sénateurs P.S. font marche arrière, Anticor prend le relais !

8 décembre, 2011

Le sénateur André Vallini a annoncé le 6 décembre l’annulation de la Commission d’enquête du Sénat, portant sur des irrégularités importantes révélées par la Cour des comptes, quant à la gestion de sondages de l’Elysée et de dépenses de communication du gouvernement.

André Vallini explique que le règlement du Sénat interdit de créer une commission d’enquête sur des faits ayant entraîné des poursuites judiciaires, tant que celles-ci sont en cours. C’est donc selon lui la plainte d’Anticor pour favoritisme, dans l’affaire des sondages de l’Elysée, qui empêche la création de cette commission d’enquête. Nous notons avec un certain intérêt qu’il indique le regretter, tout en disant qu’il approuve la démarche de notre association.

Néanmoins, les raisons qu’il invoque nous amènent à nous interroger.

Dès le 7 novembre, la presse relayait l’annonce de notre pourvoi en cassation dans cette affaire, la Chambre de l’instruction venant de nous refuser l’ouverture de cette information judiciaire (pourtant acceptée par le Juge d’instruction). Or lorsque le sénateur André Vallini annonce la création d’une commission d’enquête le 8 novembre, il est difficile de croire qu’il n’a pas connaissance du règlement du Sénat… Notons par ailleurs que ce règlement (I-A1), s’il mentionne bien une impossibilité due à des poursuites judiciaires, précise que « si une commission a déjà été créée, sa mission prend fin dès l’ouverture d’une information judiciaire relative aux faits sur lesquels elle est chargée d’enquêter ». Or ce n’est pas actuellement le cas puisque le Parquet nous l’a refusé au motif de l’extension de l’immunité présidentielle à ses collaborateurs. Le Sénat était-il donc réellement dans l’impossibilité de créer cette commission ?

D’autre part, la commission d’enquête qui était annoncée ne devait pas se contenter d’enquêter sur cette affaire des sondages de l’Elysée, remontant à des faits révélés par la Cour des comptes en 2009. André Vallini avait clairement annoncé, au Monde le 8 novembre, que cette commission enquêterait également sur les éléments particulièrement troublants du rapport de la Cour des comptes remis début novembre dernier. Ce rapport met en avant plusieurs procédures irrégulières et contestables, en dehors de toute publicité et mise en concurrence exigées par le Code des marchés publics, pour des conseils en communication, coaching, media-training… concernant une dizaine de ministères. Il soulignait de plus une augmentation de 50 % du budget communication du gouvernement entre 2006 et 2009.

Or il n’y a aucune poursuite judiciaire en cours concernant ces nombreuses irrégularités signalées par les magistrats, ni aucune immunité présidentielle dans les parages… Rien ne s’opposait donc à ce qu’une commission du Sénat enquête à ce sujet, comme annoncé.

Dans le respect de ses principes d’actions citoyennes en Justice, afin que le travail des magistrats de la Cour des comptes ne reste pas lettre morte, Anticor déposera donc prochainement une plainte, pour qu’une enquête soit ouverte sur ces « procédures irrégulières et contestables » pour des dépenses publiques. Nous refusons qu’il y ait deux Justices : une Justice pour citoyens protégés, soigneusement mis à l’abri des poursuites, et une Justice pour les autres.

Anticor sur les réseaux sociaux : du nouveau

1 décembre, 2011

Pour tous ceux qui sont des adeptes de ce réseau social, ANTICOR lance ce 1er décembre sa page publique sur Facebook, que nous tiendrons désormais très régulièrement à jour.

Nous vous y informerons des activités d’Anticor et de ses membres, de ses groupes locaux, de ses actions citoyennes en Justice, de ses prises de position, des informations liées à tout ce qui touche aux valeurs que nous défendons, aux « affaires » en cours, etc… dans les meilleurs délais. Cela en bonne complémentarité avec ce site qui sera toujours animé comme auparavant, et dont la fréquentation se porte très bien, nous vous en remercions !

Pour recevoir en temps réel tout ce que nous mettrons en ligne sur Facebook, cliquez et faites cliquer vos amis sur nos boutons “J’aime”. Et n’hésitez pas à venir en débattre entre vous, par le biais des commentaires liés à chaque post mis en ligne.

Nous vous rappelons également que, pour ceux d’entre vous qui utilisent Twitter, vous pouvez aisément nous y retrouver et nous suivre en tapant « anticor_org ».

Conflits d’intérêt, transparence de la vie publique

30 novembre, 2011

Audition d’Anticor à l’Assemblée Nationale : plusieurs députés, principalement membres d’Europe Écologie, ont rédigé une proposition de loi relative à la transparence de la vie publique (concernant les élus) et à la prévention des conflits d’intérêt. Cette loi sera proposée aux votes de l’ensemble des députés le 7 décembre, après débat en séance plénière le 1er décembre.  

La commission des lois en a nommé rapporteur le député François de Rugy, qui a souhaité auditionner à ce sujet des associations dont Anticor et différentes personnalités (Martin Hirsh, Jean-Marc Sauvé…).

On sait qu’une loi proposée par la minorité parlementaire n’a que peu de chances d’être adoptée tant qu’elle est minoritaire, mais lefait de porter ces débats – fondamentaux pour Anticor – au cœur même de notre République, publiquement, est nécessaire et démontre encore une fois que les valeurs que nous défendons pour les citoyens ne pourront être éternellement éludées par nos élus et nos dirigeants.

Séverine Tessier, fondatrice d’Anticor, et Jean-Luc Trotignon, vice-président en charge des collectivités locales, ont donc été accueillis mardi 22 novembre à l’Assemblée dans un climat constructif, par un François de Rugy intéressé au débat en vue de la rédaction finale de cette loi et de ses amendements.

Nous avons souligné les points que nous jugeons bien sûr positifs dans cette proposition de loi, mais aussi exposé tous ceux qui nous semblent insuffisants ou qui ne représentent pas de réelles avancées. 

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