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Charte éthique des collectivités territoriales

  Anticor

 CHARTE ETHIQUE DES COLLECTIVITES TERRITORIALES

 Préambule

 La personne morale ou physique signataire s’engage à appliquer et à faire respecter les propositions indiquées dans cette charte qui sont compatibles avec les lois actuelles. Pour les autres propositions, elle s’engage résolument à s’investir pour les faire aboutir en changeant la loi.

Cette charte est composée de 11 points classés en 3 parties :

- Les engagements des élus

- La démocratie locale et son contrôle

- La gestion des finances publiques

Les modalités de signature de cette charte sont en toute fin de document.

Les signataires peuvent faire part publiquement de leur signature de cette Charte dans leurs communications, sauf avis contraire de l’association.  Ils ne peuvent pas utiliser le logo d’Anticor, un visuel spécifique leur sera prochainement proposé, indiquant  qu’ils sont signataires de la Charte.

charte-anticor-18-02-11 version imprimable

O  O  O  O  O  O  O  O  O

 A) LES ENGAGEMENTS DES ÉLUS

1) Non cumul et limitation des mandats et des fonctions exécutives

 Le cumul des mandats et des fonctions exécutives (par exemple dans les syndicats des eaux, des ordures ménagères, etc…), dans le temps et l’espace, est un facteur favorisant le clientélisme et générant des conflits d’intérêts.

Afin de servir au mieux l’intérêt général, un élu doit se consacrer entièrement à son mandat et à la réalisation de ses engagements électoraux. C’est un élément déterminant pour restaurer la confiance des citoyens envers ceux qui les représentent et pour éviter la collusion entre les pouvoirs politiques, économiques, financiers et médiatiques.

La limitation des mandats dans le temps s’entend comme interdisant plus d’un renouvellement du même mandat. C’est aussi le gage de l’indispensable renouvellement de la classe politique. La limitation dans l’espace s’entend comme interdisant d’accomplir un mandat exécutif et une fonction exécutive ou un autre mandat exécutif en même temps.

L’élu ayant un seul mandat exécutif, la règle dite de l’écrêtement disparaîtra automatiquement. Rappelons qu’aujourd’hui, du fait du plafonnement des indemnités perçues par un élu ayant de multiples casquettes, celui-ci distribue à sa convenance le trop perçu à des affidés, multipliant ainsi les risques de dépendance, de collusion et de corruption.

Parallèlement, Anticor considère indispensable l’établissement d’un véritable statut de l’élu, qui doit être un contrat de mandat comprenant des droits (notamment le congé électif pour le retour des salariés du privé dans leur entreprise) et des obligations.

 2) Formation obligatoire des élus aux bonnes pratiques de gestion

 La formation des élus est actuellement un droit. Elle doit devenir une obligation, notamment pour les nouveaux élus en début de mandat, qu’ils soient en charge de délégations ou qu’ils soient dans l’opposition. Un simple militant ou citoyen, qui devient élu du jour au lendemain, doit rapidement être en capacité d’exercer au mieux une saine gestion des deniers publics.

En contrepartie de cette obligation, les formations devront se dérouler dans la collectivité même de l’élu, ou à défaut dans son département de manière exceptionnelle.

Cette formation devra être un véritable outil pour lutter contre les dérives (gaspillage, malversations, corruption, favoritisme…), notamment dans les domaines de l’élaboration et du contrôle du budget, de la passation des marchés publics, de l’exécution des délégations de services publics… C’est aussi un instrument d’égalité entre tous les élus, quelle que soit leur expérience personnelle, au bénéfice des citoyens et des contribuables.

3) Mise en place d’une autorité éthique territoriale

 Les assemblées territoriales mettront en place un comité d’éthique indépendant à chaque renouvellement, chargé de prévenir les conflits d’intérêts au sein de cette assemblée et de trancher tout problème d’éthique qui se présenterait durant le mandat.

Ce comité, qui ne pourra comprendre le Maire ou le Président du Conseil délibérant, pourra être saisi par chaque citoyen de tout problème d’éthique concernant des élus de l’assemblée territoriale ou leurs décisions. Ses avis motivés seront communiqués à l’assemblée territoriale lors du Conseil suivant.

Pour trancher des litiges éthiques concernant l’un des membres de l’assemblée, ce comité aura pouvoir de faire inscrire à l’ordre du jour de l’assemblée une délibération à voter à bulletin secret.

Récipiendaire des déclarations d’intérêts privés et associatifs de chaque élu en début de mandat, le comité indiquera avant chaque Conseil si des élus doivent s’abstenir de participer au débat et au vote de certaines délibérations.

Ses avis pourront notamment permettre d’éviter un certain nombre de requêtes au Tribunal Administratif, de saisies de la Commission d’Accès aux Documents Administratifs et de recours en Préfecture, en éclairant mieux les citoyens sur leur demandes et en rappelant publiquement aux élus certains de leurs devoirs.

4) Lutter contre les conflits d’intérêt et favoriser la transparence des élus

 Afin d’éviter les risques de trafics d’influence, les candidats s’engagent à déclarer, dans leur communication électorale, leurs liens éventuels avec des groupes d’intérêts privés à vocation lucrative et avec des associations. Il s’agit ainsi clairement de porter ces informations à la connaissance des électeurs, des colistiers des candidats et, en cas d’élection, de leurs futurs collaborateurs administratifs.

Pour une meilleure transparence, la déclaration obligatoire de patrimoine et de revenus des candidats et des élus, au début comme à la fin de chaque mandat, doit être assortie d’une déclaration de mise à jour annuelle. De même, la déclaration de fin de mandat devra être publique 4 mois avant la fin de ce dernier, pour permettre aux électeurs d’en juger à temps.

B) LA DÉMOCRATIE LOCALE ET SON CONTRÔLE

5) Reconnaissance de la place de l’opposition et affirmation de ses droits

 La reconnaissance et l’affirmation des droits de contre-pouvoir de l’opposition : contrôle de la gestion de la majorité, droit d’expression, conditions de travail… doivent se traduire par un changement radical des pratiques souvent en cours aujourd’hui.

Dès le début de la mandature, des propositions précises seront faites par la majorité. En particulier, la présidence de la commission d’appel d’offres devra être confiée à l’opposition. Cette dernière devra être représentée dans toutes les commissions, y compris dans les commissions d’attribution des logements sociaux, des places en crèche et dans la commission d’attribution des subventions (à créer si nécessaire). Elle devra également être représentée dans les Conseils d’administration et Comités directeurs de tout organisme fonctionnant majoritairement grâce aux finances territoriales.

6) Contrôle par les citoyens de la gestion de la collectivité

 Dans une République décentralisée, les citoyens doivent être de véritables acteurs de la démocratie locale. Nous préconisons un partenariat citoyens-élus, pour évaluer les politiques publiques, en amont et en aval des décisions.

Il s’agit d’élargir et de renforcer le rôle des commissions consultatives de service public en leur donnant un pouvoir délibératif. Elles deviendraient ainsi de véritables commissions d’arbitrage et d’évaluation. Le contrôle des associations subventionnées pourra leur être également confié. Dans ces commissions, les personnalités qualifiées seront désignées de façon pluraliste et non pas uniquement par le Président de la collectivité territoriale. Ces commissions auront le pouvoir d’exiger de la collectivité la réalisation d’un audit externe.

S’agissant plus particulièrement du contrôle de l’exécution des délégations de services publics, les citoyens doivent être associés à la surveillance de l’évolution des coûts et des prix, par rapport à la qualité du service rendu. Les ratios des coûts pour la gestion de l’eau, des déchets etc., seront publiés chaque année.

Les comptes-rendus de toute réunion de commission, ainsi que les attributions de subventions et d’aides économiques, seront consultables sur le site de la collectivité (ou affichés en l’absence de site), dans le respect des obligations légales de confidentialité pour les appels d’offres et l’urbanisme.

Les rapports des Chambres Régionales des Comptes sur la gestion de la collectivité, tout comme les Plans Locaux d’Urbanisme, seront communiqués très largement sur tous les supports de la collectivité. Les dépenses de communication seront clairement publiées chaque année, avec un rappel transparent des dépenses des années précédentes. Un bilan d’activité annuel devra être porté à la connaissance de l’ensemble des citoyens de la collectivité.

Par ailleurs, les citoyens doivent avoir facilement accès à tous les dossiers non confidentiels, sans manœuvre dilatoire.

Les conseillers de quartier ne pourront plus être désignés uniquement par le Maire et sa majorité : ils seront soit élus, soit désignés de façon pluraliste.

L’expérience montre que la mise en œuvre des consultations citoyennes et des référendums d’initiative citoyenne doit respecter des règles trop contraignantes pour aboutir aisément. Les signataires de cette charte s’engagent à faciliter ce type de consultation de démocratie directe et à en accepter sans réserve les conséquences.

7) Reconnaissance de l’intérêt à agir de chaque élu au bénéfice de sa collectivité

 Trop de signalements d’anomalies par des élus sont rapidement écartés sans aucune investigation, au prétexte que ces élus « ne sont pas lésés personnellement ». Les signataires de la présente charte demandent une modification de la loi permettant la reconnaissance de l’intérêt à agir de chaque élu, représentant des citoyens, pour tout problème concernant la gestion de sa collectivité : en Justice, auprès des Chambres Régionales des Comptes, auprès des organes de contrôle de la concurrence…

8) Reconnaissance du droit d’alerte pour tous les employés territoriaux

 Le droit pénal fait obligation aux fonctionnaires et aux citoyens de dénoncer toute malversation dont ils auraient connaissance, mais il n’existe pas de protection pour les employés des collectivités territoriales, garantissant  l’exercice serein de ce droit dans leur sphère professionnelle. Les fonctionnaires ont le devoir de refuser d’exécuter un ordre manifestement illégal, mais les pressions sont telles que peu d’entre eux osent se le permettre. Nous proposons donc un élargissement du droit d’alerte aux employés des collectivités territoriales, comme le prévoit déjà le code du travail en matière de sécurité, ce droit comprenant une protection contre le licenciement en cas d’alerte éthique.

 C) LA GESTION DES FINANCES PUBLIQUES

 9) Gestion des deniers publics transparente et rigoureuse

 Les élus doivent servir et non se servir. La gestion de l’argent public doit se faire de façon exemplaire, dans l’intérêt général et non pas à des fins partisanes ou personnelles.

Les budgets annuels doivent être lisibles par l’ensemble des citoyens, grâce à des outils comprenant des ratios de gestion simples, fiables et comparatifs. En effet, les différents postes du budget doivent aisément pouvoir être comparés à ceux des collectivités de taille et d’environnement similaires, comme à ceux des années précédentes.

L’ensemble du budget et du compte administratif annuel doit être accessible par internet, afin que les citoyens qui le souhaitent puissent en prendre connaissance.

 10) Délits financiers des élus

 Le législateur a prévu la possibilité d’inéligibilité jusqu’à 10 ans d’un élu condamné pour corruption, sans automaticité de la peine. Dans la pratique, le juge reste souverain et les condamnations sont rarement de plus d’un an. Outre le fait que les peines sont le plus souvent amnistiables, il est anormal et choquant qu’un élu ayant détourné l’argent du contribuable puisse se représenter à une élection, alors qu’un fonctionnaire ou un comptable dans une société se verrait révoquer définitivement. Il en est de même de certaines professions qui exigent un casier judiciaire vierge.

Les signataires de la présente charte sont favorables à l’instauration d’une nouvelle clause d’éligibilité, à savoir l’absence de toute condamnation pour des délits ayant trait à la gestion de l’argent public, même en cas d’amnistie de cette condamnation. Une telle mesure est la meilleure sanction dissuasive contre la corruption.

Tout élu condamné pour un tel délit sera démis de ses fonctions exécutives et verra ses délégations retirées, provisoirement après une condamnation en première instance, et définitivement si la condamnation devient définitive. Ce principe s’inspire de la morale républicaine qui veut que tout élu soit un modèle d’exemplarité pour l’ensemble des citoyens.

11) Réglementation stricte du lobbying

Les nombreux exemples de dérives dues au lobbying ont démontré qu’il fallait réglementer strictement celui-ci. Non seulement la transparence doit être la règle sur les actions de démarchage faites par les entreprises, mais il convient d’en encadrer l’usage aux seules dépenses liées à leurs domaines d’exercice.

Si des élus peuvent entendre, auditionner, rencontrer des groupes d’intérêt, c’est à condition que cela soit fait collégialement et avec une annonce publique préalable de ces rencontres, afin de préserver l’équité entre les différents groupes d’intérêts et la transparence due aux citoyens.

Tout élu s’interdira d’exercer des pratiques d’influence intéressées au sein de sa collectivité. Les seuls cadeaux qu’il pourra accepter seront des échantillonnages de présentation des entreprises. Chaque élu doit s’engager à révéler toute tentative de pratique d’influence privée de la part d’entreprises, groupements, sociétés… dont il aurait connaissance, afin de préserver l’éthique des marchés publics.

Les grandes entreprises impliquées dans les scandales de corruption et de financement occulte des partis politiques bénéficient encore aujourd’hui des marchés publics. Afin d’être dissuasif dans la poursuite de pratiques corruptrices, il conviendrait d’interdire de postuler pour un marché public à toute entreprise ayant versé des pots de vins ou ayant pratiqué des ententes illicites avec d’autres entreprises pour obtenir un marché.

Les signataires de cette charte s’engagent à ne pas retenir pour leurs marchés publics une entreprise condamnée pour corruption.

Signataire :

Le ou la signataire reconnaît avoir entièrement lu et approuvé les 11 points de la Charte Éthique des Collectivités Territoriales, qui est en ligne à ce jour sur le site « Anticor.org », et qu’il ou elle s’engage à respecter.

 Personne morale :

Adresse :

Personne physique :          Nom :                                                           Prénom

Adresse :

Êtes-vous adhérent d’un parti ou mouvement politique ?

Si oui, lequel :

Fait à                                                 Date                                       Signature

 

  

NOTA BENE :

 Les signataires de cette charte éthique des collectivités territoriales autorisent l’association Anticor, en cas de non-respect par eux-mêmes des propositions de cette charte qui sont compatibles avec les lois actuelles, à communiquer publiquement par tout moyen auprès de leurs électeurs de ce non-respect de leurs engagements.

 Les signataires peuvent faire part publiquement de leur signature de cette Charte dans leurs communications, sauf avis contraire de l’association.  Ils ne peuvent pas utiliser le logo d’Anticor, un visuel spécifique leur sera prochainement proposé, indiquant  qu’ils sont signataires de la Charte.

 ————————————– 

MODE D’EMPLOI

 Cette charte s’adresse aux candidats et aux élus des collectivités territoriales.

Elle a pour objectif premier de faire en sorte qu’une collectivité territoriale s’engage à soutenir et appliquer les propositions d’Anticor y figurant.

Dans ce premier cas, la majorité de cette collectivité locale sera en charge de présenter la charte au Conseil délibérant et de la faire voter par l’ensemble des élus la composant. Cette collectivité territoriale pourra alors recevoir le label Anticor, qui devra être confirmé chaque année.

Si cela n’était pas possible, l’opposition, dans son ensemble, pourra signer la charte éthique des collectivités territoriales (C.E.C.T.), afin de la soutenir et de la promouvoir.

Troisième possibilité : la C.E.C.T. peut de même être signée par l’un des groupes d’opposition.

Enfin, il restera la solution, pour chaque élu le souhaitant, de signer personnellement la C.E.C.T.

MODALITÉS DE SIGNATURE DE LA CHARTE :

- Vous pouvez la télécharger au format PDF : Charte Anticor Collectivités locales

et nous la renvoyer signée à ANTICOR : 5 avenue des Piliers 94210 La Varenne Saint Hilaire.

- Vous pouvez également imprimer la page de signature de cette charte, la signer, la scanner et nous la renvoyer par mail à

giletcat@neuf.fr en indiquant “Signature Charte” en titre de votre mail.
- Vous pouvez enfin remplir la fiche ci-dessous de signature par mail en la “copiant-collant” et la renvoyant à
giletcat@neuf.fr en indiquant “Signature Charte” en titre de votre mail.

FICHE DE SIGNATURE DE LA CHARTE ANTICOR PAR MAIL

 (à copier-coller intégralement dans votre mail à envoyer à giletcat@neuf.fr en indiquant en titre de votre mail : « Signature Charte »)

Le ou la signataire reconnaît avoir entièrement lu et approuvé les 11 points de la Charte Éthique des Collectivités Territoriales, qui est en ligne à ce jour sur le site « Anticor.org », et qu’il ou elle s’engage à respecter.

Il ou elle reconnaît qu’Anticor pourra communiquer publiquement au sujet du non-respect par lui-même ou par elle-même des propositions de cette charte qui sont compatibles avec les lois actuelles.

Si le ou la signataire approuve cette Charte Éthique d’Anticor au nom d’une association, il reconnaît être dûment habilité pour le faire et être en mesure d’en fournir un justificatif sur demande.

NOM :

PRÉNOM :

Le cas échéant, au nom de l’association :

ADRESSE :

TÉLÉPHONE :

MAIL :

- Êtes-vous adhérent d’un parti ou mouvement politique ?

- Si oui, lequel :

FAIT À                                                       LE                                             SIGNATURE :

12 Commentaires laisser un →
  1. cardo permalien
    19 mars, 2009 1:11

    Cette charte devrait figurer en tête de tout programme politique digne d’une démocratie. Il est évident que les collectivités locales représentent l’échelon premier d’une société démocratique, là où notre vie se passe.
    Elle permet d’établir , voire de rétablir, le lien entre le citoyen et l’élu en tant que son représentant. En effet, une fois en place l’élu oublie quasi instantanément qu’il a été désigné par nous pour nous rreprésenter et gérer la collectivité pour nous. Par conséquent, l’élu a des comptes à rendre, non pas en fin de mandat, mais pour chacun de ses actes, car ils nous engagent aussi. Il ne s’agit pas bien sûr de prendre nos pauvres édiles par la cravate chaque fois que nous sommes en désaccord, mais il semble souhaitable et necessaire d’établir des règles de transparences qui pourraient permettre au citoyen(electeur, contribuable)d’accéder à toutes informations relatives à la gestion de la cité, du canton du département et pourquoi pas de l’état.
    Nous avons désigné des gestionnaires, qui oeuvrent avec nos fonds, il est normal que nous ayons accès à des informations que nous trouvons normal d’avoir dans tout autre domaine.
    Les moyens existent aujourd’hui qui permettraient au citoyen d’avoir accès à tout ce qui touche au domaine public sans pour autant déranger au quotidien l’élu, à qui il n’est pas question de contester l’opportunité de la décision.
    Cette charte aborde cette question de façon précise, je me permets de dire qu’il serait souhaitable d’”aller plus loin dans la transparence, les promesses seraient alors, peut être en adéquatiuon avec les actes.

  2. 25 septembre, 2009 8:34

    Bravo!
    Pourquoi ne pas organiser un vote sur votre blog, et soumettre le résultat aux parlementaires?
    Les élus ne sont certainement pas prêts à s’auto-flageller…

  3. Patrick Besse permalien
    25 septembre, 2009 7:43

    Bonjour,

    pourquoi ne pas faire adopter une Loi ???

    PROPOSITION DE LOI

    Comme dans toute activité humaine, il peut exister au sein de celle-ci, dans ses sociétés, ses corps, ses assemblées, ses collèges, ses édiles, etc…, des « brebis galeuses ».

    Ceci n’a rien d’extraordinaire et fait partie du désordre naturel, mais au sein du monde politique, c’est une chose particulièrement insupportable.
    Il faut aider la société à identifier ces dites « brebis galeuses », et les éloigner des postes à responsabilités, leur enlever leur capacités de nuire.

    Un élu du peuple, un élu des citoyens, l’est généralement parce qu’il promet de travailler pour le « bien » des citoyens en général, et pour ses électeurs en particulier.
    Il se met à la disposition du peuple, il demande que nous lui fassions confiance, il souhaite que nous croyons en lui, en sa sincérité, en son intégrité, etc…

    Il est le représentant du peuple.

    Aussi, il me semble indispensable et sain de nous unir pour présenter et faire passer une Loi dans ce sens, sans amendement, sans tricherie, sans lui couper les ailes.
    Il faut que nos élus aient le courage de croire en notre sincérité.
    Nous il nous faut la détermination d’enfoncer ce clou et y arriver.
    Cette Loi peut-être, sans prétention, un modèle pour l’ensemble des vies politiques du monde.

    - vu, la nécessité d’avoir des élus intègres et probes,
    -
    - Vu, l’indispensable nécessité de rétablir la confiance des citoyens,

    Je propose :

    « que tout élu du peuple, directement ou indirectement, qui sera convaincu d’avoir, au cours de son mandat, détourné de l’argent public, directement ou indirectement, au travers d’une personne physique ou d’une personne morale, sous quelque forme que ce soit, à son profit, au profit d’un membre de sa famille, ascendant ou descendant, ou au profit d’une entité dans laquelle il a des intérêts, directement ou indirectement, et qui sera jugé et condamné pour ces faits,

    « que tout élu du peuple, directement ou indirectement, qui sera convaincu d’avoir, au cours de son mandat, reçu, de l’argent sous la forme d’un « pot-de-vin », d’une « commission occulte », ou tout autre somme d’argent assimilable à ces pratiques occultes, ou qui aura un compte bancaire occulte, en France ou à l’étranger, directement ou indirectement, au travers d’une personne physique ou d’une personne morale, sous quelque forme que ce soit, à son profit, au profit d’un membre de sa famille, ascendant ou descendant, ou au profit d’une entité dans laquelle il a des intérêts, directement ou indirectement, et qui sera jugé et condamné pour ces faits,

    - 1 – remboursera les sommes détournées avec une amende du même montant,
    -
    - 2 – sera inéligible à quelque poste électif que ce soit à vie. »

  4. Cortial Marie-Hélène permalien
    19 février, 2011 10:09

    Bonjour,
    Je ne sais si cette question doit figurer dans ce post….
    Tanpis, je la pose quand même!….
    Comment peut-on faire lorsqu’il n’existe pas de groupe local d’Anticor et que l’on est adhérent?
    Je suis convaincue de la force des idées défendues par l’association, mais, pour l’actiion, n’étant pas élue, et, ne souhaitant pas l’être, je ne vois pas bien comment faire (?)
    J’ai eu des échanges individuels avec des élus sur telle ou telle question, mais, à titre personnel…….
    Quel impact?

  5. Guillot permalien
    19 février, 2011 10:42

    Je ne sais comment dire à quel point j’adhère totalement et sans aucune réserve à ce document.

    1) Je voudrais d’abord insister lourdement sur un point qui me paraît constituer la condition sine qua non de sa mise en œuvre effective et qui pourrait passer inaperçu tant il tombe sous le sens.

    Il s’agit du § A 2) Engagements des élus que d’aucuns signeraient les yeux fermés sans en voir les implications pratiques. Je veux parler de la formation « obligatoire » des élus. Sans formation adaptée au fonctionnement d’une collectivité, ce texte restera lettre morte. Comment contrôler, au sens anglo-saxon du terme c.a.d . de « maîtrise » tel ou tel type de dépense comme les frais de communication par exemple s’ils sont répartis entre plusieurs chapitres budgétaires ou les subventions si les plus « délicates » sont masquées sous forme de prestations de service. Bref, je pourrais multiplier les exemples, alors que trop d’élus s’imaginent que leur rôle consiste à se mettre autour d’une table du conseil municipal ou d’une commission et de donner leur avis. Non, il faut mouiller sa chemise.
    Sans cette formation préalable, les élus ne peuvent que s’en remettre aux avis des « employés » de la commune, qui n’ont pas nécessairement la même conception de l’intérêt communal qu’un élu et qui, dans tous les cas, ne peuvent qu’être, sauf cas rarissime, à la dévotion du maire, leur supérieur hiérarchique.
    Le B. A. BA en la matière devrait d’abord consister à les initier aux bases de données externes (INSEE et BERCY COLLOC) qui offrent des informations sur leur collectivité dont la neutralité n’est absolument pas contestable.

    2) Autre point qui parait incontournable et dont il faut absolument se préoccuper de la mise en œuvre pratique : le § B 5) Démocratie locale et son contrôle, place de l’opposition.

    A priori, le Code général des collectivités locales reconnaît le concept d’opposition et la mise en œuvre de ce dispositif ne souffrirait pas de difficultés. Hélas, le concept d’opposition n’est pas reconnu juridiquement dans les communes de moins de 3500 habitants de sorte qu’un maire, peut fort bien actuellement refuser de donner à un élu toute information qui ne serait pas prévue expressément par la CADA comme communicable à un simple citoyen !!! Il faut faire sauter ce verrou. L’urgence est là, bien plus que dans les communes de plus de 3500 habitants où l’opposition, appuyée par des partis, est non seulement reconnue mais organisée et homogène. Rien de tel en deçà de 3500 habitants où il y a d’ailleurs tant de difficultés à constituer des listes électorales.

    Cordialement
    Norbert

  6. 20 février, 2011 5:51

    En réponse à Marie-Hélène Cortial :
    La solution, vous la donnez vous-même : on est plus efficace à plusieurs ! Pourquoi n’essayez-vous pas vous-même de vous regrouper à plusieurs adhérents ou sympathisants pour monter un groupe local ? Si vous le souhaitez, indiquez-nous la commune dans laquelle vous résidez et nous pourrons vous signaler s’il y a d’autres adhérents ou sympathisants proches de vous.

  7. 20 février, 2011 6:22

    En réponse à Norbert Guillot :
    Bonjour,
    un élément en réponse à votre point 2 : la réforme des collectivités territoriales qui doit se mettre en place avant les prochaines élections municipales a prévu d’abaisser de 3 500 à 500 habitants le seuil pour les scrutins de listes paritaires. On voit mal comment cet abaissement du seuil de 3 500 à 500 habitants pourrait se faire sans que les règles de reconnaissance de la place de l’opposition ne concernent désormais toute les communes de plus de 500 habitants dans le même temps. Wait and see !..

  8. 7 mars, 2011 7:22

    J’ai été déléguée de ma commune pour la revision de la liste électorale . J’ai fait mon travail, je me suis attirée les “foudres” des familles concernées. Je peux vous dire que la démocratie dans les petits villages a mal, parfois ! Mais là n’est pas mon propos, votre charte est absolument nécessaire ainsi que les ajouts des internautes ci-dessus. Cependant il faut que les citoyens soient aussi sensibilisés : lorsqu’ils demandent quelque avantage auprès de leurs élus, et que ceux-ci ne pouraient accorder à à tout autre, il engage l’élu vers une dérive à terme répréhensible … Je ne sais si je me suis bien fait comprendre, je n’ai pas le talent de vos commentateurs ni sans aucun doute l’instruction mais heureusement cela ne m’empêche pas de penser !

  9. 14 mars, 2011 8:16

    je vais proposer à nos élus de Bandol de signer votre charte…

  10. 17 mars, 2011 9:54

    Je souscris à 100% à la version 2011 de la charte ANTICOR

    Le combat contre la corruption de notre démocratie est d’un des combats majeurs de ces prochaines années.

    Bien cordialement et amicalement

    Josiane Fischer
    Premier Adjoint (Droite Indépendante) Asnières sur Seine

  11. Anonyme permalien
    21 septembre, 2011 3:54

    Maire d’une petite commune de la Manche, je vois la corruption organisée par l’état et les grandes entreprises nationales…. 20 millions d’euros sont généreusement proposés (cela s’appelle la concertation) à 64 communes traversées par un projet THT (ligne électrique 2 fois 400 000 volts conséquence de l’EPR)… Seules 5 communes ont eu le courage et la conscience de refuser cette manne financière qui fait “oublier” les nombreux problèmes liés à cette THT. La politique de la France à fric est partout !
    Notre commune a refusé plus que son budget annuel pour ne pas être compromis dans le sacrifice de notre territoire. Je proposerai à mon conseil de signer la charte anticor.
    Cordialement !
    Jean-claude Bossard
    Maire le Chefresne
    http://www.lechefresne.fr

  12. GRIFFOND Corinne permalien
    14 novembre, 2011 10:13

    A titre personnel et en tant qu’élue, Adjointe au Maire. JE SIGNE

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